Trois nouvelles pour commencer la semaine : 20 mai

Restez informés avec trois mises à jour clés : L'agence britannique de lutte contre la fraude examine les condamnations liées au Libor, la Cour suprême confirme le financement de l'organisation de défense des consommateurs et le ministère de la justice estime que Boeing a enfreint un accord.

Trois nouvelles pour commencer la semaine : 20 mai

L'agence britannique de lutte contre la fraude réexamine les condamnations liées au Libor à la suite de problèmes de divulgation

(Financial Times)

Le Serious Fraud Office britannique réexamine ses poursuites concernant le Libor, en particulier l'affaire impliquant l'ancien trader d'UBS et de Citigroup, Tom Hayes. Ce réexamen intervient après que des problèmes liés aux systèmes logiciels de divulgation de l'agence ont conduit à une réévaluation des affaires antérieures.

Le procureur évalue méticuleusement les condamnations liées à la manipulation de l'indice de référence des taux d'intérêt. Ce processus minutieux permet de s'assurer qu'aucun document n'a été oublié au cours de la procédure de divulgation. 

Cet examen s'étend à un groupe de cas, probablement plus d'une douzaine, qui sont réévalués en raison de problèmes liés aux outils de divulgation de l'agence. En outre, le SFO a annoncé qu'il donnerait la priorité au réexamen des affaires dans lesquelles des personnes sont toujours détenues, y compris les enquêtes sur des entités telles que Harlequin Group, Balli Steel Plc et Global Forestry Investments.

 

La Cour suprême rejette la contestation du financement de l'organisme de surveillance des consommateurs

(The New York Times)

La Cour suprême a rejeté sans équivoque, jeudi, une contestation qui aurait pu sérieusement entraver le Bureau de protection financière des consommateurs et, simultanément, faire progresser l'objectif du mouvement juridique conservateur de limiter l'autorité des agences indépendantes. Le juge Clarence Thomas a rédigé l'opinion majoritaire par un vote décisif de 7 voix contre 2. 

Si le bureau avait été débouté, la décision de la Cour aurait pu créer une incertitude quant à toutes les réglementations et mesures d'application prises par l'agence au cours de ses 13 années d'existence. Cela concerne des questions essentielles liées aux hypothèques, aux cartes de crédit, aux prêts à la consommation et aux activités bancaires. 

Au cœur de l'affaire se trouve la question cruciale de savoir si le Congrès a violé la clause d'affectation des crédits de la Constitution, qui stipule qu'« aucune somme d'argent ne sera prélevée sur le Trésor qu'en vertu d'affectations faites par la loi ».

 

Le ministère de la justice a déclaré que Boeing avait violé son accord de poursuite différée

(Reuters)

Le ministère américain de la Justice a déclaré que Boeing avait enfreint ses obligations au titre d'un accord conclu en 2021, qui visait à empêcher le constructeur d'avions de faire l'objet de poursuites pénales à la suite des tragiques crashs du 737 MAX en 2018 et 2019, qui ont coûté la vie à 346 personnes.

Cette conclusion soulève la possibilité que Boeing fasse l'objet des mêmes poursuites que celles qu'il a réussi à éviter jusqu'à présent. Une telle poursuite pourrait entraîner des pénalités supplémentaires et aggraver la crise actuelle de l'entreprise, qui a déjà entraîné une restructuration importante de la direction et des enquêtes gouvernementales.

Selon le ministère de la justice, Boeing n'a pas réussi à « concevoir, mettre en œuvre et appliquer de manière adéquate un programme de conformité et d'éthique » pour prévenir les violations des lois américaines sur la fraude. Cette révélation est contenue dans une lettre adressée à un juge du Texas et révélée dans un dossier judiciaire mardi en fin de journée.